Le voyage extraordinaire

Il y a quelques mois je faisais la rencontre de Monsieur B. Lui et sa moitié vivent en région parisienne. Cette dernière par héritage vient de faire l’acquisition d’un mas situé sur un domaine viticole surveillé au loin par le Mont st clair et bercé par la brise iodée de l’étang de Thau.

Monsieur B par hasard ou par choix se retrouve un soir de Mai à Montagnac où a lieu une soirée organisée pour le lancement des derniers crus locaux. Le hasard faisant encore une fois bien les choses, je suis moi même présent puisque quelques un de mes clichés ornent les murs pour l’occasion.

Au fil de mes conversations je me retrouve face à Monsieur B qui m’annonce avoir découvert dans le mas familial quelques photographies sur plaque de verre et me propose, si le coeur m’en dit, de me les faire découvrir afin de, pourquoi pas, les exploiter.

Monsieur B ne reviendra qu’au mois de septembre et nous convenons d’un rendez vous afin que j’en sache un peu plus. Il me présente alors deux boîtes en bois contenant les fameuses photographies. Pensant alors être en présence de photographies du Maghreb, je suis alors un peu déçu car peu attiré par ce type de sujet. Cependant un détail me chiffonne. En effet dans un coin d’une des photographie, je crois deviner un morceau de la tour Eiffel… vision saugrenue me direz vous. C’est en passant aux clichés suivants que je découvre la réelle nature du sujet. Je suis en présence de tirages réalisés en 1900 à l’occasion de l’exposition universelle de Paris.

Ces donc un véritable trésor que j’ai entre les mains. N’ayant aucune expérience de l’argentique, je propose néanmoins de sauvegarder ces tirages en les numérisant.

Je pensais la chose aisée mais que nenni, croyez moi ce fut un véritable sacerdoce. Il m’a fallu réaliser près de 2000 clichés pour finalement trouver comment obtenir une image numérique à la hauteur de l’argentique dont la qualité m’étonne encore aujourd’hui. 

Ceci n’est que la première étape de mon travail d’archéographe puisque qu’après avoir « sauvegradé » ces 48 plaques de l’exposition universelle. Je dispose encore de près de 300 négatifs sur verre qu’il me faut encore trier.

L’hiver va être long, du moins je l’espère. En attendant je vous invite à découvrir ces trésors de notre histoire.

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